Max Rouquette

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A travers l’exposition patrimoniale, Max Rouquette ou la liberté de l’imaginaire, il vous est proposé de découvrir une partie de la donation Max Rouquette (1908–2005) à la médiathèque centrale d’Agglomération et de rendre hommage à cet auteur qui a choisi la langue occitane pour célébrer le chant du monde.

En 1997, l’auteur de Vert paradis, Max Rouquette dépose à la médiathèque centrale d’Agglomération Emile Zola un fonds de cinq cents titres soit mille pièces, essentiellement des manuscrits. En 2013, son fils Jean-Guilhem Rouquette complète la donation en enrichissant le fonds initial de 2000 correspondances, 800 dessins, 1300 photographies et de nombreux feuillets et manuscrits.

Le visiteur cheminera de la période de consécration de cet auteur pour remonter jusqu’à son enfance et terminer sur sa philosophie de l’existence. Il découvrira des documents rares et inédits, des lettres, se penchera sur La Treille muscate de Colette visitée par Max Rouquette et pourra admirer des portraits de Max Rouquette par ses amis et artistes Georges Dezeuze et Vincent Bioulès ainsi que les nombreux portraits d’hommes et de femmes dessinés par l’écrivain.

Pour accompagner l’exposition, Max Rouquette, la liberté de l’imaginaire des animations culturelles vous sont proposées gratuitement dans l’ensemble du Réseau des médiathèques : contes, théâtre, musique et chants,…

 

Max Rouquette, un lecteur de visages

 
FRED-04884.jpgMax Rouquette commence par caricaturer son professeur de dessin, qui ne s’occupe pas beaucoup de sa classe. Durant les années de lycée, il continue régulièrement cette pratique. Dans L’Echo des étudiants, il réalise sous le pseudonyme de Phidias, des dessins et des portraits humoristiques. A Henri Frère, il avoue, en 1930 : « tout le plaisir et toute la détente qu’il y a lorsqu’on vient de saisir une expression qui parfois met à nu l’esprit et le coeur de la victime. » Il est alors influencé par deux caricaturistes de presse Henri-Paul Gassier et Jean Sennep. Pendant toute sa vie, il dessine uniquement des visages imaginés, « parce que tout être humain se présente comme une énigme en chemin ». Seul René Tulet, dans Lou Libre d’or das Dissatiés (journal établi par les membres d'un cercle d'amis qui se réunit le samedi autour de L'Escoutaïre), a eu droit à un véritable portrait. Il utilise souvent un feutre et s’empare de bloc-notes, de revers d’enveloppe, de buvard, de bristol, du premier papier disponible. Le dessin automatique, conçu d’un seul trait en 25 secondes, est « garantie du naturel ». Plusieurs milliers de dessins ont sans doute été produits par Max Rouquette, la donation en comprenant 940 à elle seule. En 2001, un livre de dessins intitulé Qui est-ce qui passe, ici, si tard…? en montre l'intérêt et la valeur. Cette fascination des visages le libère : « Le dessin pour moi c’est une forme de création et c’est une délivrance. […] C’est du même ordre que l’écriture, c’est une psychanalyse. » Dans son poème Livre de visages, il réfléchit « A tous les visages qui étaient passés dans son regard ».

Max Rouquette : Retrouver le chant profond

 

Expositions

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Commissaires de l’exposition

Gilles Gudin de Vallerin, Directeur et Conservateur général du Réseau des médiathèques, assisté de Catherine Séverac, attachée de conservation.

Jean-Guilhem Rouquette, fils de Max Rouquette

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Informations pratiques

Du jeudi 4 décembre 2014 au samedi 28 février 2015.

Horaires

Mardi :12h – 19h
Mercredi: 10h – 19h
Jeudi: 12h – 21h
Vendredi: 12h – 19h
Samedi: 10h – 18h30
Dimanche: 14h30 – 18h
(Fermeture les 21, 24, 25, 28 et 31 décembre 2014, 1er janvier 2015)

Entrée libre. Accessibilité complète aux personnes en situation de handicap

Visites guidées (durée 1 heure)

Mercredi: 14h
Jeudi: 18h
Vendredi: 14h

Visites de groupe sur rendez-vous (tél. 04 67 34 87 00)

Patrimoine : dossier thématique

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Les animations

 

Expositions patrimoniales

Valoriser le patrimoine littéraire local, par le biais des expositions

Une des missions de la médiathèque centrale d’agglomération Emile Zola est de conserver le patrimoine écrit, afin de le transmettre aux générations futures, et de le rendre véritablement accessible à tous par des expositions. On trouve parmi les donateurs de la médiathèque des grands noms de la littérature contemporaine : Léo Malet, Max Rouquette, Frédéric Jacques Temple.

Ainsi, l’année 2011 fut l’occasion de dévoiler une partie de la donation du poète Frédéric Jacques Temple et de lui rendre hommage à travers une exposition patrimoniale d’intérêt majeur. Commencé en 2009, ce don, qui marque l’attachement du poète à sa ville natale, représente déjà plus de 5800 documents (livres dédicacés, correspondances, manuscrits, tapuscrits, objets…) qui constituent un fonds littéraire d’exception.

A partir de 2005, ce sont les archives littéraires de Léo Malet qui rentrent à la médiathèque grâce à la générosité de son fils. C’est donc du 10 octobre au 29 décembre 2006 qu’une exposition en hommage à l’un des grands maîtres du roman policier a été accueillie à la médiathèque Emile Zola, avec pour titre « Léo Malet revient au bercail », adapté d’un roman de l’auteur Nestor Burma revient au Bercail, dans lequel le héros revient à Montpellier le temps d’une enquête.