Pierre CAMINADE (1911-1998)

Caminade_Salvadori.jpgNé à Montpellier, il y fait ses études avec les futurs écrivains Olivier Séchan et Jean Legrand. Après la découverte de la poésie, il fréquente à dix-neuf ans « le groupe de Carcassonne » formé notamment de Ferdinand Alquié, René Nelli et Joë Bousquet qui publiera son premier recueil : Se surprendre mortel.

Il gagne Paris en 1931, après une licence en droit et y retrouve Jean Legrand avec qui il formera le « groupe Brunet » qui préconise une critique radicale de la société et constitue l’aile gauche de « l’Association des Ecrivains et Artistes Révolutionnaires ». En accord avec le « sensorialisme » de Jean Legrand, Caminade encourage un hédonisme subversif où la poésie se joint à l’expérience immédiate, érotique et sociale.
Il élabore dans les années 30, une proposition selon laquelle « la poésie est consubstantielle à cette volonté de transformer la vie quotidienne » qui deviendra une thèse soutenue à l’université d’Aix en Provence et publiée chez Bordas en 1970, sous le titre Image et Métaphore.
Il participera par la suite pendant vingt ans à la rédaction de la revue Sud.
Il quitte Paris en 1947, revient dans l’Hérault, puis dans l’Aveyron, pour se fixer enfin en 1954 dans le Var, à La Seyne-sur-Mer où il résidera jusqu’à sa mort.

La bibliothèque possède un fonds littéraire composé de 219 ouvrages de l’auteur, parfois annotés de sa main, de revues ou encore d’une partie de sa correspondance avec Jean Legrand.