François Sabatier (1818-1891)

Sabatier_entier.jpg Fils d'un riche propriétaire languedocien, François Sabatier envisage très tôt une carrière d'écrivain et de poète. Il se rend à Paris en 1833, où il trouve l'appui d’Alfred de Vigny.
Au cours d'un voyage en Italie, il rencontre la célèbre cantatrice Caroline Ungher, qu'il épouse en 1841 à Florence où le couple s'installe et fréquente beaucoup d'artistes.
Ardent admirateur du philosophe Charles Fourier, Sabatier revient à Paris après la Révolution de février 1848, lors de l'élection de Victor Considérant, chef de file fouriériste, à l'Assemblée nationale.

En 1851, il fait paraître une critique du Salon de 1850-51, où il salue la montée en puissance de l'école réaliste et, notamment, de Gustave Courbet, dont il deviendra l'ami et le mécène. Retiré sur sa propriété viticole de la Tour de Farges après le Coup d'État du 2 décembre 1851, Sabatier y accueille Courbet en 1854, puis en 1857. Le peintre réalise une vue de sa propriété, immortalise le pont d'Ambrussum, brosse son portrait, et le représente à droite dans L'Atelier du peintre (1855, Paris, Musée d'Orsay). La Tour de Farges sert également de refuge à des proscrits comme Marx et Proudhon.
Après la mort de Caroline Ungher en 1877, François Sabatier se remarie avec Catherine Boll.

Par testament, rédigé en juillet 1890, il lègue à la ville de Montpellier ses livres, pour la plupart en allemand, et sa collection de tableaux.