Le mélodrame

love-story.jpgLe mélodrame est apparu sur les écrans au début des années 1910 quand déclinait le film d’art et que naissait une volonté d’aller vers une représentation plus juste du réel. C’est aux États-Unis que le mélodrame rencontra ses premiers maîtres avec Cécil B. DeMille, David Wark Griffith, Henry King et Frank Borzage. Et de nombreux réalisateurs américains se sont intéressés au genre ou à ses dérivés, de Josef Von Sternberg à Clint Eastwood en passant par Vincente Minnelli. En France, les films représentatifs du genre sont Vénus Aveugle (Abel Gance, 1940), Voile Bleue (Jean Stelli, 1942) et tous les films de Marcel Pagnol. D’autres pays ont produit ou continuent de produire des mélodrames : l’Italie avec Raffaello Matarazzo et Ricardo Freda, l’Egypte et l’Inde, le Mexique avec Luis Bunuel et Arturo Ripstein, l’Espagne avec Pedro Almodovar.

Le mélodrame possède des caractéristiques précises : des personnages favoris (le traître, le héros et son compagnon), des thèmes de prédilection (l’innocence persécutée, la trahison, la vengeance…) et une mécanique dramatique (où tout finit par s’arranger miraculeusement).

 

A ses débuts, le mélodrame était écrit dans le but d’édifier le peuple. C’était une œuvre conservatrice portée par les valeurs morales incarnées par les personnages. Cependant, le genre sous sa forme originelle n’existe presque plus dans le cinéma contemporain. S’il persiste, c’est dans des formes narratives ironiques (Arturo Ripstein) ou traversées par une véritable émotion (Jacques Demy) ou encore dans des drames sentimentaux (L’incompris de Luigi Comencini, 1967) et psychologiques (Mélo d’Alain Resnais, 1986). 

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