Aurore Petit
Aurore Petit
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Présentation
Rencontre avec Aurore Petit
Pourriez-vous nous parler un peu de vous et nous raconter ce qui vous a donné envie d’écrire ?
L’écriture n’a pas toujours été une évidence. Je me rappelle avoir voulu écrire un roman quand j’avais 7 ans, et m’être arrêté au bout de deux lignes car je ne savais pas quoi raconter. J’ai fait des études d’arts plastiques aux Arts décoratifs. Mon envie était avant tout de réaliser des images, puis des livres illustrés. J’ai d’abord imaginé des livres assez conceptuels, qui jouaient sur des séries d’images, avec des mots qui s’inspiraient de mes dessins. Et puis j’ai illustré les textes des autres, ce qui m’a beaucoup appris. Au fil des années, j’ai acquis plus de confiance, et puis j’ai commencé à écrire mes propres histoires.
Quelle est, selon vous, la particularité d'écrire et d'illustrer pour les tout-petits (0-3 ans) et quelle place accordez-vous à l'adulte (lecteur) dans ce processus de création ?
Il me semble que le fait d’écrire pour les petits pose d’emblée la nécessité de la lisibilité et de la simplicité, sans pour autant être simpliste ou trop descriptif. Chaque mot compte, quand on écrit des textes courts et concis. Il s’agit de bien les choisir. Je souhaite que mes textes soient agréables à lire à voix haute. Qu’on ait envie de les jouer, de les interpréter. Pourquoi pas de changer de voix. De fait, je cherche à écrire un texte assez immédiat et épuré, pour que l’adulte lecteur puisse s’en emparer et vivre un moment de partage avec l’enfant.
La thématique de l’édition 2027 de Festi’Petits s’intitule « Pour de rire !». Quels sont, selon vous, les ingrédients qui font rire les tout-petits ?
Ohlala ! Je ne sais pas répondre à cette question. Pour rire, il faut s’amuser, c’est tout ce que je peux dire.
Cet album fait partie d’une série d’imagiers pop-up sur les saisons. Cette technique du papier découpé crée du relief, de la profondeur et du mouvement, en quoi influence-t-elle votre écriture ou vos illustrations ?
Mes pop-up sont toujours des livres courts et concis. Dans cette collection, chaque livre fait 6 pages. C’est peu pour raconter une histoire, voilà pourquoi je les construis comme une série de tableaux. D’abord je pense à la thématique, puis au découpage. Dans cette phase, j’ai toujours en tête l’échantillon de plis possibles en kirigami (technique de pop-up que j’utilise : sans colle et sans pièces de papier ajoutées). La technique du pli et le mouvement qu’elle induit me guident dans le choix des scènes que je peux imaginer. J’essaie d’avoir des systèmes de plis variés, d’obtenir un rythme. Pour chaque tableau, j’essaie de dire le maximum avec le pop-up ; ce que je n’arrive pas à dire avec les plis et le papier, je le dis avec le dessin. À mon sens, dans le langage de l’album, écrire n’est pas qu’une question de mot. Il s’agit de penser le livre dans son ensemble : objet, images, mouvement, rythme, couleur. Tout est lié et complémentaire, c’est ce que j’aime dans le livre pour les bébés.