Amours pastorales de Daphnis et de Chloé par Longus. - Paris, 1757.
Double traduction du grec en françois, de Mr Amiot et d'un anonime [Antoine Le Camus, médecin parisien], mises en paralelle, et ornées des estampes originales du fameux B. Audran, gravées aux dépens du feu duc d'Orléans,... sur les tableaux inventés et peints de la main de ce grand prince, avec un frontispice de Coypel & autres vignettes & culs de lampe, gravées par D. Focke sur les desseins de Cochin & de Eysen.
Quatrième tirage des figures retouchées de l’édition de 1718, entourées de magnifiques encadrements dessinés par Fokke. Un fleuron sur le titre, huit vignettes par Eisen et huit culs-de-lampe par Cochin, tous gravés par Simon Fokke. L’édition de 1718, tirée à 250 exemplaires et très recherchée par les amateurs, est dite "du Régent", parce que c’est Philippe d’Orléans (1674-1723), neveu du roi Louis XIV, et régent de France de 1715 à 1723 qui la fit exécuter et qui fit graver les 29 planches hors-texte par Benoît Ier Audran, d’après les peintures que le roman de Longus lui avait inspirées. La légendaire gravure connue sous le nom de "la conclusion du roman, ou les petits pieds" attribuée au comte de Caylus, d’après un dessin à la plume réalisé en 1714 par Massi, est dans cette édition de 1757, différente de l’originale.