La comédie musicale
La comédie musicale est un genre cinématographique influencé par les spectacles de Broadway. Elle s’est développée essentiellement dans le cinéma Hollywoodien des années 1930 à 1950. Elle doit divertir et soulever l’enthousiasme du spectateur par le dynamisme des moments musicaux. L’intrigue n’est qu’un prétexte futile mais indispensable car il permet de lier les parties dialoguées avec les parties chantées.
La comédie musicale apparaît aux États-Unis avec l’arrivée du parlant au cinéma. La première œuvre musicale est The Broadway Melody d’Harry Beaumont (1929), l’adaptation d’une revue qui triomphait à la scène. Deux grandes tendances représentées par deux studios dominaient le genre. D’un côté, la Warner, qui produisait les films de Busby Berkeley, des ballets à spectacle chorégraphique et d’un autre côté, la RKO (Radio Keith Orpheum) qui réalisait des films liant les moments dialogués et les pas de danse de Fred Astaire et de Ginger Rogers dans des décors luxueux.
Mais c’est la MGM (Metro Goldwyn Mayer) et notamment son producteur Arthur Freed qui apporta au genre une énergie nouvelle. En effet, il fait venir à Hollywood deux jeunes gloires de Broadway Gene Kelly et Stanley Donen, et décide de placer la fiction dans le monde réel. Il engage aussi le cinéaste Vincente Minelli.
A la fin des années 1950, le temps de la comédie musicale s’achève avec celui des studios. Le genre, tributaire du mode de production des studios, nécessitait de grands moyens matériels, financiers et humains.
Les demoiselles de Rochefort (1967) de Jacques Demy est considéré comme la dernière vraie comédie musicale. En effet, le genre évolue, les films ne relèvent plus de la comédie, mais traitent des sujets dramatiques, tels que West Side Story (Robert Wise, 1960), Que le spectacle commence (Bob Fosse, 1979) et Hair (Milos Forman, 1979). Dans les années 80, le genre se modernise avec les films interprétés par John Travolta, Grease (Randal Kleiser,1978) et La fièvre du samedi soir (John Badham, 1977).